L'Eglise de Notre dame de l'Assomption suite
Nef
Longue de 14,5 m et large de 9,5 m, elle a été voûtée en 1858 et présente la particularité d'être éclairée au sommet des entre-voûtes, par des verrières jadis garnies de vitraux.
Chœur
Son chevet est plat et flanqué à l'extérieur de contreforts romans
Sur la prédelle en bois doré figurent de part et d'autre du tabernacle, l'Annonciation et la Nativité de la Vierge. Il semble qu'à l'origine il ait été peint et non doré.
Six statuettes en bois doré complètent sa décoration : saint Pierre, saint Paul, saint Jean, Marie-Madeleine, saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux et le Christ en ascension.
Le tableau du retable représente l'Assomption de la Vierge au-dessus du village. Dans le coin inférieur gauche, le peintre a représenté l'église toute neuve, les ruines du donjon et les flammes de l'incendie de 1569. Au-dessous figurent les armoiries de Bruno de Ruade et la date de 1638.
Durant les derniers jours de juillet 1569, les troupes protestantes commandées par Montgoméry, volant au secours de Jeanne d’Albret, reine de Navarre et comtesse de Foix, assiégée dans Navarrenx par les catholiques, ravagèrent tout le Volvestre.
« il n'y ont rien laissé que tout pilhé et vollé, tué et meurdris les pouvres habitans et en avoir admené tout leur bestailh,et faict une infinité d'aultres maulx exécrables jusques a se transporter aux hères et solz ou estoient les grains des pouvres gens et bénéficiers, prestz a despicquer, y métans le feu et a vrai dire tout en ruyne, saccaigés et bruslé plus de trente églises, prins et en admenés plusieurs personnes , gens ecclésiastiques et aultres, violé femmes et filhes et faict plusieurs aultres excez et insolences, tellement que les pouvres habitans desd. lieux et gens d'église ont esté contrainctz abandonner et laisser leurs biens pour sauver leurs vies et aller mendier sà et là ».
Ces événements marquèrent à tel point les esprits que le village incendié figure au bas du tableau du retable de l'église. Les traces de l'incendie nous sont apparues en 1993, lors de travaux de terrassement autour de l'église, avec nombreux charbons, tessons et tuiles.
Les culots, à la base des arcs, sont décorés de têtes d'homme.
Le chœur était éclairé par des fenêtres géminées dont une seule est conservée.
De chaque côté du chœur, les deux anges, en bois doré, sont l’œuvre d'Honoré Icart (1843-1917) sculpteur né à Tourtouse et dont la carrière à Paris fut récompensée par plusieurs prix dont une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1900.
Chapelle de la Vierge
Elle est la plus ancienne de l'église. Le sol est dallé en terre cuite; les arcs de voûte, en pierre, reposent sur des masques de même facture que ceux de la crypte.
La table d'autel n'est autre que la dalle funéraire de Bruno de Ruade, sur laquelle il est représenté en habit d'évêque.
Chapelle Ste Anne
Le vitrail, également signé Gesta, représente sainte Barbara, protectrice de tous ceux qui luttent contre le feu.
Chapelles St Joseph et St Pierre-St Paul
Ces deux chapelles ont été reconstruites en 1906, à la suite de l'effondrement, dans la nuit du 10 au 11 septembre 1901, de toute cette partie de l'église.
Eglise primitive
On y accède par une trappe à gauche du chœur. Elle est en partie comblée par des gravats mais reste cependant intéressante par le réemploi de la clef de voûte et des culs-de-lampe, masques humains expressifs datés des XIIe ou XIVe siècles.
Bâtie contre le rempart Est, elle est éclairée
par deux meurtrières visibles de l’extérieur.
© Christiane Miramont 2009